Le bassin versant de la Reyssouze, d’une superficie d’environ 500 km2 est situé en totalité dans le département de l’Ain. Il est dominé à l’est par le Revermont (575 mètres). Cette chaîne de petites montagnes constitue la première partie du massif du Jura.
Plus au sud, le plateau de la Dombes s’étend jusqu’au bassin versant de la Leschère, premier affluent rive gauche de la Reyssouze. Cet ensemble se caractérise par la présence d’étangs connectés les uns aux autres par des réseaux de fossés. Ils peuvent être indépendants ou directement liés aux cours d’eau.
Puis la Reyssouze et ses affluents traversent un pays de plateaux vallonnés peu accidentés (entre 200 et 300 mètres) dont le trait morphologique majeur est la large vallée à fond plat de leur bassin : la Bresse.
Enfin, notre cours d’eau principal termine sa course en traversant la vallée de la Saône, large couloir peu vallonné et marqué par ses étendues de prairies humides de fauche ou de pâture.
La Reyssouze est connue au Xe siècle sous divers noms comme Fluvio Resosia ou Resciosa. Selon le linguiste Gérard Taverdet, elle évoque le mot roman riscia, utilisé en Bresse pour désigner certains talus : la Reyssouze serait une rivière bordée de talus.
Elle naît d’une source karstique à Journans au pied du Revermont et serpente dans le sud de la plaine de Bresse. Elle traverse Bourg-en-Bresse et se jette dans la Saône en limite des communes de Reyssouze et Pont-de-Vaux après un parcours de 75 km. Avant de se jeter dans la Saône, la Reyssouze est doublée par un canal creusé au XVIIIe siècle.
Son cours, lent, égal et paisible est rejoint par une dizaine d’affluents principaux.
Liste des affluents principaux : la Leschère (16 km) / la Vallière (6 km) / le Dévorah (3 km) / le Jugnon (17 km) / le Salençon (13 km) / la Gravière (8 km) / le Reyssouzet (23 km) / le Bief d’Augiors (8 km) / le Bief de l’Enfer (12 km) / le Bief de Rollin (18 km).
Le terme de « zone humide » regroupe une grande variété de milieux (boisements, prairies, queues d’étang…). Le point commun aux zones humides est de constituer un ensemble dont le fonctionnement est lié à la présence d’eau qui exerce alors une influence sur le sol et la biodiversité. En raison de leurs caractéristiques et notamment du contact avec les flux d’eau, les zones humides constituent des milieux sensibles aux perturbations directes et indirectes. Ce sont parmi les milieux les plus productifs. Les zones humides accueillent un nombre incroyable de plantes et d’animaux (oiseaux, mammifères, reptiles, amphibiens, poissons et invertébrés). Elles fournissent l’eau et contribue à sa qualité par leur effet « filtre » et à sa régulation par leur effet « éponge ».
La configuration du bassin versant de la Reyssouze est largement favorable à la présence de zones humides notamment en raison d’un réseau hydrographique relativement dense, de la large vallée de la Reyssouze et du Val de Saône inondable.
Cependant, le bassin versant a fait l’objet de nombreux aménagements qui ont entrainé la disparition de la majeure partie des zones humides du territoire. Dès le Moyen-Age, les cours d’eau ont été très largement modifiés, notamment pour différentes activités économiques utilisant la force hydromotrice ou la ressource en eau. A partir des années 50, les cours d’eau ont fait l’objet de rectifications et de recalibrages importants (curage), impactant d’autant les zones humides associées. Dans le même temps, de nombreux travaux d’assèchement de zones humides et de drainages profonds de terres ont été réalisés. Le bassin versant est donc historiquement favorable à la présence de zones humides. Les possibilités de restauration sont nombreuses et variées.
Cette cartographie a été mise en œuvre dans le cadre du plan de gestion stratégique des zones humides du bassin versant de la Reyssouze (PGSZH). L’objectif du PGSZH est d’avoir une vision à large échelle des actions à mener pour la préservation des zones humides du territoire. L’élaboration de la stratégie a consisté à :
Ce document de planification, d’une durée de 10 ans, constitue un cadre dans lequel s’inscriront les actions et les moyens.
La présente cartographie n’a pas de portée réglementaire. Les zones humides n’ont pas été inventoriées selon les critères de définition et de délimitation des zones humides de l’arrêté du 24 juin 2008, qui fait foi. Une délimitation plus précise doit se faire lorsqu’un projet voit le jour à une échelle plus locale.
La connaissance et la prise en compte de la biodiversité dans l’aménagement du territoire fait parti des missions de Reyssouze&Affluents, pour les milieux aquatiques et humides notamment. Notre territoire accueil de nombreuses espèces, certaines protégées, bien connues et emblématiques, d’autres plus discrètes ou plus communes. Toutes contribuent au bon fonctionnement de nos écosystèmes et méritent notre attention.
Parmi les « stars » que l’on croise au bord de l’eau, on retrouve : le Martin-Pêcheur d’Europe, l’Agrion de mercure, le Brochet, le Cuivré des marais, le Murin de Daubenton, la Musaraigne aquatique, le Triton crêté, la Couleuvre vipérine, le Vulpin en outre… Et tant d’autres !
Depuis 2021, nous nous intéressons au fonctionnement global du territoire pour la biodiversité à travers la Trame Turquoise. Cette dernière représente les espaces nécessaires à la survie des espèces, en identifiant les secteurs essentiels pour le déplacement, la reproduction, le nourrissage des individus… Elle se base sur la modélisation des besoins pour les amphibiens, les libellules, les chauves-souris, les petits mammifères ou encore les oiseaux du bocage. Nous l’avons complété en 2025 par une analyse de la pollution lumineuse (Trame noire).
Cette trame nous permet d’identifier les secteurs clés pour la biodiversité, « fragiles » ou « à préserver », et de les intégrer prioritairement dans nos projets. Elle nous permet également d’identifier le type d’espèce qui utilise le plus les parcelles concernés par un projet (Insectes, amphibiens, oiseaux, etc.) et d’adapter le projet pour amplifier l’accueil de ces groupes d’espèces.


Les projets que nous portons visent tous la diversification et l’amélioration des milieux naturels en présence, avec pour conséquence l’augmentation du nombre d’habitats disponibles pour les espèces et une meilleure adaptation au changement climatique.
Malgré tout, certains chantiers peuvent entrainer un bouleversement du paysage et du milieu à court ou moyen terme : défrichement de l’emprise de chantier, terrassement, déplacement du lit, etc. En bord de cours d’eau le milieu « cicatrise » généralement vite. Mais il est tout de même essentiel de prendre en compte les espèces présentent sur les sites. Nous faisons réaliser des inventaires faune-flore au préalable de la conception des projets, sur les 4 saisons. Ceci nous permet d’appliquer le principe de la séquence Eviter-Réduire-Compenser en adaptant le dessin du projet, les périodes et modes d’intervention pour éviter autant que possible les impacts sur l’existant.
Ces études faune-flore nous permettent également de calibrer les suivis qui seront menés sur les années post-travaux, selon les enjeux du site, et servent d’état initial pour surveiller l’efficacité des travaux de restauration.
Le territoire se caractérise par une agriculture diversifiée de polyculture – élevage bovin, fréquemment associée à la production de céréales et de volailles ou de porcs. Il s’agit d’exploitations de taille moyenne, dispersées et dont les parcelles conservent des infrastructures bocagères. L’agriculture bressanne est très dynamique, portée par pas moins de quatre Appellations d’Origine Contrôlée (AOC) que sont les « Volailles de Bresse », les « Dindes de Bresse », la « Crème de Bresse » et le « Beurre de Bresse ». Le SBVR soutient et accompagne les agriculteurs vers des pratiques améliorant la qualité des milieux aquatiques, notamment par le biais du Plan Prévisionnel de Restauration et d’Entretien des cours d’eau proposant des aménagements à destination du monde agricole.
Autrefois utilisés pour les activités de meunerie, les moulins constituent un patrimoine emblématique de notre territoire. Certains utilisent la force motrice de l’eau pour la création de petite hydroélectricité (moulin de Cézille, moulin Bruno et moulin de Veyriat) et réalisent des visites de leur patrimoine auprès du grand public.
La pêche est pratiquée de façon significative sur les cours d’eau principaux du bassin versant (Reyssouze, Reyssouzet, Jugnon) ainsi que sur les nombreux étangs et les anciennes gravières situées dans le lit majeur de la Reyssouze. D’autre part, les activités de loisirs sont réparties sur trois sites : le plan d’eau de Bouvent, situé aux portes de Bourg-en-Bresse, la base de loisirs de la Plaine Tonique à Montrevel-en-Bresse et le port de plaisance de Pont de Vaux. Le port de Pont-de-Vaux est relié à la Saône par la Reyssouze et par un canal.