Neuplot à Béréziat : redonner vie à une zone humide

Les travaux de réhabilitation de la zone humide du Neuplot, à Béréziat, sont quasiment achevés. Situé sur une ancienne peupleraie exploitée pendant plusieurs décennies, le site du Neuplot avait progressivement perdu ses caractéristiques naturelles. L’assèchement des sols, les aménagements hydrauliques passés et l’exploitation forestière avaient fortement réduit la richesse écologique de cette zone pourtant classée comme prioritaire sur le bassin versant de la Reyssouze.  

Face à ce constat, la commune a fait le choix de ne pas replanter de peupliers, mais de restaurer un véritable milieu humide, capable de retrouver ses fonctions naturelles. 

Restaurer l’eau et les milieux naturels

Les travaux ont principalement consisté à redonner à l’eau toute sa place. Pour cela, plusieurs interventions ont été réalisées : reprofilage des berges du cours d’eau, réaménagement du fossé central, et creusement de zones permettant à l’humidité de s’installer durablement. 

En parallèle, différents habitats naturels ont été recréés : mares, zones humides ouvertes, haie, petit bois et hibernaculums. 
Ces aménagements permettent d’accueillir une faune et une flore variées, caractéristiques de ces milieux souvent menacés. 

L’objectif est clair : favoriser le retour de la biodiversité et recréer un écosystème fonctionnel, capable d’évoluer naturellement dans le temps. 

Un espace ouvert à tous
Au-delà de l’aspect environnemental, le projet vise également à rapprocher les habitants de leur patrimoine naturel. Un sentier de découverte a ainsi été aménagé, avec des cheminements permettant de traverser le site sans perturber les milieux sensibles.
Et la suite
Des supports pédagogiques seront créés durant l'année 2026 avec les élèves de l'école primaire de la commune et viendront compléter ce parcours pour expliquer le rôle des zones humides, leur fonctionnement et leur importance pour l’environnement.

Un peu de patience

Juste après les travaux, le site peut paraître encore brut, avec un sol à nu et des débris végétaux visibles. Des espèces pionnières,  c’est-à-dire les premières plantes capables de coloniser ces milieux ouverts et de préparer le terrain pour d’autres, vont progressivement s’installer.
Cette dynamique enclenchera une succession végétale, où différentes espèces se relaient au fil du temps.

Il faut laisser au milieu le temps de se structurer pour observer pleinement les bénéfices de la restauration. 

Un suivi écologique sera réalisé dans les années à venir afin de mesurer les bénéfices concrets de cette restauration et d’accompagner l’évolution du site.  

Partenaires financiers

Les partenaires et financeurs qui nous accompagnent dans ce projet :  

  • OFB
  • Mission Nature
  • FDJ
  • Agence de l’eau RMC
  • Département de l’Ain
  • Fondation crédit agricole centre Est

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