La Reyssouze et la Caisse d’Épargne : le vivant inspire la finance

À l’invitation de la Société Locale d’Épargne (SLE) de l’Ain, le syndicat mixte Reyssouze et affluents a partagé ses enjeux de renaturation avec les administrateurs de la Caisse d’Épargne Rhône Alpes (CERA). Cette sollicitation souligne la reconnaissance du syndicat comme un acteur de référence de la transition écologique locale. 

Un partenariat engagé depuis plusieurs années

Ce lien de confiance ne date pas d’hier. Depuis 2017, la Fondation Caisse d’Épargne a injecté 94 000 € pour cofinancer 3 grands projets de restauration de la biodiversité sur notre bassin versant :  

  • Malafretaz – Restauration de la continuité écologique au moulin neuf (2017) et création d’une frayère à brochets. 
  • Pont-de-Vaux – Restauration écologique de la Reyssouze et rétablissement de la continuité (2024) 
  • Basse Reyssouze – Restauration du bocage bressan sur les prairies humides de 8 communes (2025) 
Séance d'acculturation des administrateurs aux enjeux de l'eau

Faire converger finance et transition écologique

Aujourd’hui, cette alliance prend une dimension stratégique. Pour Florent Dupeuble, Membre du Conseil d’Orientation et de Surveillance de la CERA et Vice-Président de la SLE Ain, l’acculturation des instances à l’environnement et à la biodiversité est cruciale : plus de 50 % du PIB dépend du vivant. 

La finance et l’écologie convergent désormais vers des modèles « régénératifs ». Sylvain Brissot, Directeur de la Transition Climatique de la CERA, a rappelé que la banque réoriente ses flux vers des solutions concrètes, avec notamment des prêts à la transition fléchés vers les particuliers ou les entreprises mais aussi vers des investissements vertueux. La biodiversité s’affirme comme un marché d’avenir performant, brisant le vieux mythe qui opposait rendement et responsabilité. 

La preuve par le terrain : une rivière qui retrouve sa place

La rencontre s’est conclue sur la passerelle Michel Branciard de l’allée de Challes, où les administrateurs ont mesuré l’impact réel des travaux de renaturation. La preuve par le terrain que si la nature est le support indispensable de nos vies, les flux financiers en sont le moteur indispensable pour la préserver car, oui pour restaurer, il faut pouvoir mobiliser des fonds conséquents, à la hauteur des enjeux d’adaptation de nos territoires aux conséquences du changement climatique.  

Visite de la Reyssouze renaturée sur l’allée de Challes

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