70 ans : 1956 – 2026 : De la ligne droite à la rivière vivante
Édito – 70 ans d’histoire(s)
Le 25 avril 1956, une ambition naissait : unir les communes de notre bassin pour prendre soin de la Reyssouze. Aujourd’hui, 70 ans plus tard, notre syndicat est devenu le visage de la solidarité entre l’homme et sa rivière.
Parce qu’un tel anniversaire ne se fête pas en un jour, nous avons décidé de vous raconter notre épopée tout au long de ce printemps et de cet été. Chaque mois, d’avril à juillet, plongez dans un nouvel épisode de notre saga : de nos racines légendaires à nos défis climatiques, des visages qui nous ont guidés à l’évolution de nos métiers. Bienvenue dans ce voyage au cœur de la Bresse.
Pourquoi mesurer la température de l’eau ?
Si la Reyssouze pouvait parler, elle nous raconterait sans doute deux siècles de bouleversements. Mais arrêtons-nous en 1956. À l’époque, la France est en pleine reconstruction et l’agriculture se modernise à marche forcée. C’est dans ce contexte que naît, par arrêté préfectoral, le SIAER (Syndicat Intercommunal pour l’Aménagement et l’Entretien de la Reyssouze). L’objectif d’alors est sans équivoque : il faut curer.
L’eau est vue comme une contrainte qu’il faut évacuer le plus vite possible pour assécher les terres et limiter les inondations.
À la fin des années 50, les riverains assistent au premier grand curage mécanique de la Reyssouze. Les pelleteuses creusent, rectifient, suppriment les méandres. On transforme un milieu naturel vivant en un canal presque géométrique. Comme le soulignent les chercheurs dans leur étude sur les conséquences écologiques de ces aménagements, l’État et le syndicat de l’époque ont uniformisé le cours d’eau en pensant bien faire.



Un premier grand bouleversement
À la fin des années 50, les riverains assistent au premier grand curage mécanique de la Reyssouze. Les pelleteuses creusent, rectifient, suppriment les méandres.
On transforme un milieu naturel vivant en un canal presque géométrique. Comme le soulignent les chercheurs dans leur étude sur les conséquences écologiques de ces aménagements, l’État et le syndicat de l’époque ont uniformisé le cours d’eau en pensant bien faire.
1970 : un tournant majeur
Mais la nature a ses limites. Dès 1970, un tournant s’opère. Une grande étude hydraulique tombe comme un couperet : « il ne suffit plus de curer ». Le constat est sévère. En accélérant l’eau, on a déplacé le problème des inondations en aval. Il faut désormais intervenir sur les vannages et penser à l’échelle du bassin versant.
Sources :
- Google street view
- Archives Municipales de Bourg-en-Bresse
Une prise de conscience progressive
C’est le début d’une longue prise de conscience. Les années 80 révèlent une pollution inquiétante des eaux, poussant le syndicat à lancer son premier Contrat de Rivière en 1993, puis à élargir ses compétences en 1996 (devenant le SIAERA). Aujourd’hui, avec la création du SBVR en 2011 et l’intégration de la compétence GEMAPI, le Syndicat n’est plus l’ingénieur qui « dresse » l’eau, mais le médecin qui veille sur la santé globale d’un écosystème fragile.
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